Parler face aux institutions. La subjectivité empêchée
n° 158 / Quatrième trimestre 2016
Édité par Marc Glady, Agnès Vandevelde-Rougale

Format 15 x 23 cm
Édition Première édition
Éditeur Éditions de la Maison des sciences de l’homme, Paris
Support Livre broché
Nb de pages 156 p.
ISBN-10 2-7351-2091-0
ISBN-13 978-2-7351-2091-8
GTIN13 (EAN13) 9782735120918

 

Le dossier est consacré à l’étude de la contrainte exercée sur la parole des sujets par certains dispositifs d’accompagnement, d’accueil ou de prévention, essentiellement liés aux politiques publiques. Qu’il s’agisse de l’aide à l’enfance, des maisons de retraite, de l’office d’accueil des réfugiés, des dispositifs managériaux de prévention du harcèlement moral au travail, ou encore de l’accompagnement à l’emploi, les institutions sollicitent la parole des acteurs ou des usagers. Mais, sous l’effet de diverses déterminations (politiques, idéologiques, sociales, organisationnelles), elles sont conduites à encadrer cette parole sous la forme d’attentes, de prescriptions, d’injonctions, de formatages. Dans ces conditions, il est impossible pour les usagers de travailler le sens de certaines dimensions de leur vécu. Entravés dans l’expression de leur subjectivité, ils peinent à trouver des issues à leur vécu de fragilité ou de souffrance.

Résolument pluridisciplinaire, ce dossier est dirigé par Marc Glady, sociologue à Paris-Dauphine, et Agnès Vandevelde-Rougale, psychosociologue et socio-anthropologue (LSCP-Paris 7). Il rassemble des contributions d’Isabelle Lacroix, sociologue des politiques publiques, Iris Loffeier, sociologue de la santé, et Muriel Montagut, psychologue clinicienne et chercheure en sociologie.